Aventures Boholiennes

Publié le par Gaspard

    Voici le récit tant attendu de notre périple.

    On commence la veille du départ, lorsque nous sommes invités à déjeuner avec des amis (ceux qui ont un gîte vers Shanghai, cliquez pour voir le site ). Malheureusement, tout a dérapé, et au lieu de rentrer faire nos valises à 14h, on est rentré à 3h du mat, complètement saouls…

    Lendemain matin, 5h00, le réveil sonne. On fait nos valises tant bien que mal, en se relayant aux toilettes (bravo), puis on choppe notre bus pour Macao. On arrive, on passe la douane (horriblement long), en retrouvant nos couleurs petit à petit.

    Finalement, on prend notre avion pour Manille. A l’arrivée je veux retirer des pesos, mais le distributeurs me dit : « pas assez de sous ». Comment ça pas assez de sous ! J’ai rien d’autre que ma carte, t’a intérêt à m’en donner des sous ! Du coup on prend un taxi pour trouver un autre distributeur, et, youpi, ça marche. Puis on s’est retape 3h de bus pour aller à notre hôtel, plus prêt pour l’avion du lendemain.

    Quand on arrive, il fait déjà nuit. Hâte de s’installer, on est sur les rotules, mais soulagés d’arriver, surtout que tout est déjà réservé par Internet, et les proprios semblent très sympas d’après le mail qu'ils m'ont envoyés. Ca c’est dans mes rêves. En réalités, l’hôtel est totalement pourri. La chambre est miteuse et il n’y a ni eau, ni clim. La feignasse de la réception nous assure que c’est passager ; ça l’a été jusqu’à notre départ. Bref…


 

    Le lendemain, nous reprenons l’avion pour Bohol. Arrives à Tagbilaran, je souhaite retirer à nouveau des sous (parce que la première fois, j’en avais pas pris beaucoup, et la je veux pouvoir tenir toute la semaine). On se ballade en taxi dans la ville, un bordel monstre, mais un style très sympa, avec les jeepneys et ces espèces de side cars – taxi locaux en tôle peinturlurée, avec des tirades de la bible peintes au dos. On trouve un distributeur : « pas assez de sous ». Argh. En plus je ne sais pas si c’est mon compte ou la machine… Bref, on en trouve un autre et ça marche. Ouf again. Puis le tax’ nous emmène sur notre île, à Alona beach. On retrouve 2 copines de Coco, on prend possession de notre bungalow et on sirote une bière au bord de la piscine. Ca y est !!! Enfin !


    Un peu plus tard, une des filles nous propose d’aller au marcher en ville. Nickel, on a vu des petits marchés sur la route, ça à l’air sympa. On se choppe deux motos, avec chauffeurs, s’il vous plait (on ne connaît pas la route) et on part à 3 par moto. Apres 1h on arrive dans un énorme centre commercial. Et là, on fait du shopping ! C’est pas vrai ! Faut pas voyager qu’avec des filles… Au soir du premier jour sur place, on ne s’est toujours pas baigné, on n’a pas vu la plage, mais on a mal aux fesses et on a déjà acheté pleins de souvenirs, une bouteille de sauce soja, et du rhum (d’ailleurs, le rhum est presque moins cher que le coca, là-bas)… Heureusement, un barbecue sur la plage fait vite oublier tous ces petits désagréments.

 

    Les 2 jours suivants, les vacances démarrent sérieusement, puisque nous partons en bateau avec les copines pour rejoindre des petites îles. Elles font de la plongée, nous on joue du masque et du tuba. C’est une des premières fois que Coco se baigne dans la mer et qu’elle utilise un masque et des palmes, alors attaquer par la plongée, c’est un peu dur. Ce qui est très dommage, c’est que les 2 jours, il y a eu un courant pas possible, et pour mettre en confiance, ce n’est pas terrible. Le troisième jour, on a changé de tactique, on s’est entraîné dans la piscine ! En rien de temps, Coco s’est sentie confiante, alors on retenté le coup en mer, en face de chez nous. Ma-gni-fique ! Pas de courant, eau super chaude, et que des poissons de malades. Du coup on a joué à ça tous les matins, et on a vu pas mal de choses mine de rien (poisson lion, nemo, et pleins de poissons dont j’ignore le nom, mais qui valent le coup). On se serait cru dans un aquarium, entre les coraux et les poissons. Bref, c’était génial.


 

    Ensuite, les filles sont reparties et on s’est retrouvé tous les 2, bien décidés à découvrir autres choses que la mer dans cette île. Alors, on rechoppe une moto et on file voir une cascade indiquée sur notre guide. Je m’attends à une cascade de 1m, pleine de touristes, et en fait pas du tout. Des touristes, il y en a pas, d’ailleurs il n’y en a que très peu a Bohol, et tous fond de la plongée, donc on est super tranquille dans les terres. La cascade est vraiment très belle, assez sauvage. Je suis comme un gamin quand je vais m’y baigner, on se croirait dans un film de tarzan. Du coup, on garde le sourire toute la journée! Le soir, j’apprends à conduire la moto. Et on la réserve pour tout lendemain.

 

    Le lendemain, on est tout excité à l’idée de partir en moto, tous les deux. Et effectivement, la moto, c’est terrible. Apres quelques kilomètres hésitants, je maîtrise la bête. Une fois passée la ville principale et ses stations services, je réalise que nous n’auront définitivement pas assez d’essence pour faire notre circuit. Refusant de faire demi-tour (fierté masculine oblige) nous finissons par trouver un marché où un pépé nous vends une bouteille de coca d’essence ! Ca suffit pour compléter le réservoir, alors nous reprenons la route. Nous arrivons alors vers la rivière Loboc, où nous découvrons les tarsiers (les tout petits singes locaux), dans les plantes vertes de l’arrière boutique d’un magasin de babioles. Ces animaux sont vraiment curieux et attendrissants. Puis on évite les bateaux restaurants croisière, pour aller pique niquer un peu plus loin, au bord de l’eau.

 

    On reprend la route, et après quelques heures, nous arrivons aux Chocolate hills (les montagnes en chocolat). C’est magnifique. Depuis une sorte de belvédère, on domine toute la région et ces petites collines s’étendent à perte de vue. Quel curieux paysage... et quelle journée ! On fait un petit tour dans les chemins entre les collines et on reprend notre chemin. Nous avons prévu de rentrer par les routes 2ndaires, afin de voir une autre cascade. Le hic, c’est que l’itinéraire est un peu plus compliqué et que les panneaux, là-bas, ça n’existe que dans les rêves. Donc, on se paume un peu puis on retrouve notre route. Qui devient vite un chemin. Le paysage est de plus en plus typique. Le chemin est de plus en plus petit. A la fin, c’est un sentier et je ne suis pas un champion de trial. Là, il n’y a plus de doute on est paumé en pleine cambrousse. Ceci dit, le coin est magnifiquement tranquille, et les gens sympas puisqu’ils nous renseignent, et que nous retrouvons notre chemin petit à petit. Finalement la nuit tombe, et nous arrivons en ville, où nous visitions un vrai marché (cette fois), et grignotons des brochettes.

 

    C’est à peu prêt tout pour nos activités de la semaine, le reste c’est du glandouillage de vacance classique, des soirées, des repas au resto sur le sable à 3m de la mer, bref, le train-train !

 

    Puis c’est le retour. Rien de spécial si ce n’est une nouvelle petite panique : En arrivant à Manille, nous avions calculé que nous pourrions écouler tous nos pesos avant de rentrer, alors nous n’avons gardé que l’argent pour le taxi entre les aéroports et de quoi s’acheter à grignoter. Mais en cours de route, j’ai une illumination : y a-t-il une taxe à l’aéroport, comme à l’allé (200pesos, pas la ruine) ? Le chauffeur se renseigne, et il y a bien une taxe : 750 pesos par tête de pipe. Oups. Pas assez de sous. Et là, c’est un peu la panique, parce qu’on a pas trop de temps à perdre si on veut pas rater l’avion, et surtout parce que ma carte bancaire française à atteint son plafond en cours de semaine… Et je m’étais dit que nous avions assez de sous pour finir, pas la peine de contacter la banque et inquiéter tout le monde (je pense à toi, Moman). Et maintenant, nous sommes samedi et avec le décalage horaire, impossible d’appeler avant l’heure du décollage.


    Finalement, notre chauffeur a réussi à trouver une HSBC, où j’ai enfin pu retirer avec ma carte hong kongaise… Mais c’était chaud quand même !

 

Publié dans Vie quotidienne

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pap mam 07/03/2007 14:10

sur quand on a vu et lu tout ca on n a qu une envie c est d y aller en vacances ensemble mais sur l ile  d a cote juste pour le plaisir de prendre une jeepbus ou une moto pour le transport local.pap va s entrainer a conduire la moto et on se retrouve la bas bientot .bisous