Les chants diphoniques

Publié le par Gaspard

 

    Mes anciens colocs, mes parents, et maintenant ma femme me l’ont tous dit : « tu nous les brises avec tes chants diphoniques, va bramer ailleurs. »


    Pour ceux qui ne connaissent pas, le chant diphonique, ou encore chant harmonique est une technique de chant permettant de produire plusieurs sons à la fois et donc de faire du chant polyphonique au moyen d'une seule voix. Un bourdon grave est produit avec la gorge tandis que des harmoniques aiguës sont produites simultanément par résonance. C’est très facile à écrire, un peu moins à faire.


    Le chant diphonique mongol (xoomeï) est particulièrement célèbre. Différents styles y sont représentés, et se retrouvent dans les pays voisins : Touva, Bouriatie, République de l'Altaï, etc. Il existe de nombreuses autres traditions de chant de gorge de par le monde — Xhosa en Afrique du Sud, Inuits, etc.

    Mais rien ne vaut un bon exemple, avec un vrai mongol qui chante dans le style sygyt (qui veut dire sifflement). C’est celui que j’essaie de faire depuis une paire d’années maintenant…

 

 

    Impressionnant non ?


    Maintenant, pour que vous aussi puissiez pomper l’air de vos voisins, voici quelques conseils :

 

Premièrement, pour appréhender les harmoniques :

    La langue peut être à plat, en position de "repos", ou la base de la langue légèrement remontée sans jamais toucher la partie molle du palais. Seules la bouche et les lèvres bougent. Par cette variation de la cavité buccale en prononçant les deux voyelles ü et i liées sans interruption (comme si on dit "oui" en français), on perçoit une faible mélodie des harmoniques, histoire de se mettre en confiance pour l’étape suivante.

Passons aux choses sérieuses :

    On applique "la recette" décrite ci-dessous:

1. Chanter avec la voix de gorge

2. Prononcer la lettre L. Dès que la pointe de la langue touche le centre de la voûte du palais, maintenir cette position.

3. Prononcer ensuite la voyelle Ü avec, toujours la pointe de la langue collée fermement contre le palais mou, appelé le voile du palais.

4. Contracter les muscles du cou et ceux de l'abdomen pendant le chant comme si on essaie de soulever un objet très lourd.

5. Donner un timbre très nasalisé en amplifiant les fosses nasales.

6. Prononcer ensuite les deux voyelles I et Ü ( ou bien O et A) liées mais alternées l'une après l'autre en plusieurs fois.

7. Ainsi sont obtenus, et le bourdon et les harmoniques en pente ascendante et pente descendante selon le désir du chanteur. On varie la position des lèvres ou celle de la langue pour moduler la mélodie des harmoniques . La forte concentration musculaire augmente la clarté harmonique.

(methode sauvagement repompee sur internet)

 

 

Voila, bon courage.  En ce qui me concerne je pense encore etre le seul à entendre mes harmoniques...

 

Publié dans Divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Gaspard 20/07/2007 04:18

ouuuuups !   -_-'

papmam 19/07/2007 17:57

sur!c est impressionnant surtout quand nos enceintes sont a Canton!!!! enfin on a deja tant pardonne un petit effort de plus ...... gros bisous